

On le trouve sur toutes les côtes de l’Europe de l’Ouest de la Norvège à l’Espagne ainsi qu’en Méditerranée. Cosmopolite, certaines populations se retrouvent également dans l’hémisphère sud (Argentine, Australie, Afrique du Sud) ainsi que sur les côtes Nord-Ouest des USA. Il vit plutôt dans les eaux côtières, proche du fond (poisson démersal) et se nourrit principalement de poissons qu’il trouve près des fonds (tacaud, merlan, poissons plats…) et de céphalopodes.
Comme nombre d’espèces de requins, sa croissance est assez lente. Sa durée de vie est importante, de l’ordre de 50 à 60 ans pour une taille maximale de 2 m.
Comme beaucoup de sélaciens, le requin hâ est vivipare, c’est-à-dire que la femelle donne naissance à une trentaine de petits requins déjà formés et d’une taille de 30 cm. L’âge de maturité des femelles se situe autour de 8- 11ans.
Il est capable de réaliser des migrations importantes sur plusieurs milliers de km.
Il se pêche essentiellement au chalut de fond. La pêche à la palangre, fut un temps très pratiquée dans les eaux du Nord Cotentin par des navires qu’on appelle des cordiers est désormais interdite depuis 2015. Le requin hâ n’est pas une espèce ciblée et fait partie de ce qu’on appelle les captures accessoires. Son niveau de connaissance scientifique n’est pas très élevé, et par précaution et vu son faible niveau de reproduction, les avis scientifiques préconisent par précaution une diminution des débarques.
